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Dernière mise à jour le 29 décembre 2017

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Projet MARES de HWANGE phase II

ADOPTEZ UNE MARE AU ZIMBABWE !
et les animaux qui vont avec...

Aller à la page Mares de Hwange phase I (2010-2011, archive)

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Projet soutenu par la fondation
Le PAL Nature

Téléchargements:
- rapport de présentation du projet (mai 2010, 1Mo).
- carte détaillée du parc national .
- carte du Zimbabwe .
- note récapitulative du projet (19 août 2010).
- rapport de présentation de la phase II du projet - Adoptez une mare au Zimbabwe ! - (Nov 2011, 1.6Mo)
- diaporama de la conférence "Une mare pour les éléphants au Zimbabwe" donnée au festival du film Nature et Environnement de la FRAPNA Isère le 2 décembre 2011.
Visiter le Blogspot de BHEJANE TRUST (en anglais).

Le Parc National de Hwange au Zimbabwe est en danger. Dans un pays dont l’économie est effondrée, il n’a plus de ressource et il connaît d’extrêmes difficultés pour assumer les tâches de gestion qui lui incombent, la préservation de son environnement et de sa faune. Des associations constituées en collectif essaient de sauvegarder sa biodiversité. Quatre espèces de mammifères en danger de disparition sur la liste rouge de l’UICN sont présentes dans le parc:
- Rhinocéros noir (classement UICN : CR, en danger critique d'extinction)
- Lycaon (classement UICN : EN, en grand danger) 
- Guépard, Lion (classement UICN : VU, vulnerable) 

Grand comme deux départements français, ou la moitié de la Belgique, L'immense parc de 14000 km2 héberge aussi au moins 30000 éléphants. C'est un magnifique sanctuaire de biodiversité pour la faune d'Afrique australe, un des plus riches d'Afrique. Au total 107 espèces de mammifères et 433 espèces d’oiseaux y sont présentes dont certaines parmi ces dernières sont endémiques des biomes régionaux. Mais pendant la saison sèche les mares naturelles du parc doivent être approvisionnées par pompage de la nappe aquifère pour abreuver les animaux. L’assèchement total des mares pendant l’année 2005 a été une tragédie au cours de laquelle des milliers d’animaux sont morts de soif.

bumboosie-south
abreuvoir
Après le succès de la phase I du projet qui a vu l'installation d'une pompe solaire sur la mare de Bumboosie-South (pompe #1) et sa mise en œuvre en juin 2011, Le Pic Vert en accord avec ses partenaires de Bhejane Trust au Zimbabwe, a décidé de lancer l'opération "ADOPTEZ UNE MARE AU ZIMBABWE !" avec un projet multi-mares.
La première phase nous a appris le chemin critique pour faire aboutir un tel projet. Ce parcours initiatique accompli et les embûches diverses ayant été identifiées et surmontées, l'aboutissement du projet et l'atteinte de l'objectif fixé ouvrait la voie à son prolongement naturel: équiper d'autres mares.
Le succès de la première expérience sur cinq mois de fonctionnement de la pompe de Bumboosie-South au cours de la saison sèche 2011, nous a montré que le concept de l'ensemble de l'installation est robuste, tant du point de vue des conditions climatiques du fonctionnement que vis à vis de la cohabitation avec la faune locale. Bien que de ce dernier point de vue quelques incidents sérieux aient émaillé cette période, qui ne sont devenus des histoires drôles que bien après leur occurrence... Ils montrent que la plus grande vigilance est de mise sur cette question et que quelques aménagements de sécurité renforcée sont sans doute à envisager pour les installations futures..
Du point de vue de la disponibilité de l'eau pour les animaux, une observation intéressante de Steve Long montre que là aussi le système est perfectible. Le pompage est actif typiquement de 9h à 17h. Mais les éléphants viennent le plus souvent boire en soirée, soit à partir de 17h environ. L'eau pompée est totalement disponible pour les autres espèces depuis le matin et la mare est normalement approvisionnée. Mais une bonne partie de l'eau qui se déverse dans la mare est perdue alors par infiltration dans le sol perméable de la mare (sables du Kalahari) et par évaporation. Une solution consisterait à étaler le déversement de l'eau pompée en remplissant d'abord un réservoir tampon d'une dizaine de m3 dont la vanne de sortie serait réglée pour retenir environ la moitié du flux entrant. Ainsi la moitié du volume pompé au cours de la journée serait restitué (écoulement par gravité) après l'arrêt de la pompe au crépuscule, au meilleur moment pour les éléphants. Ainsi l'efficacité du système serait grandement améliorée. Un tel dispositif coûterait environ 1000$US (réservoir plastique + vanne, travail d'installation réalisé par l'équipe du terrain, Bhejane Trust et employés du parc national).

Il y a actuellement 64 mares équipées de pompage dispersées dans l'immensité du parc, la plupart d'entre elles dans la partie nord. Chaque mare est une île, une arche de Noë, à la fois réserve et source - précieuse - de vie, perdue au milieu de la brousse périphérique aride du désert du Kalahari. Chacun de ces sanctuaires de biodiversité est un trésor qu'il est vital de conserver.
Ces mares sont équipées en majorité d'un pompage diesel. Une majorité est encore en fonctionnement. Mais tous ces pompages sont très anciens, vétustes, défaillants, polluants et ruineux lorsqu'ils fonctionnent encore. Une pompe diesel coûte en carburant de 600 à 900$US par mois. Vis à vis de ce coût, une pompe solaire comme celle du Pic Vert à la mare de Bumboosie-South est amortie en deux ans environ.

Ne laissons pas la tragédie de la saison sèche de 2005 se reproduire.

éléphant mort de soif

Il faut savoir en outre que l'ouest du Zimbabwe est proche du désert du Kalahari, et que les saisons sèches y sont d'une redoutable aridité. Il peut ne pas tomber une goutte d'eau de la mi-mars à la mi-novembre. Et les perspectives du changement climatique pour cette région sont particulièrement sombres, avec des saisons sèches de plus en plus arides (démontré pour les décennies récentes par une équipe de recherche CNRS). Les mares naturelles abondées pendant la saison des pluies s'assèchent rapidement et il en résulte pour les années de sécheresse extrême des situations désastreuses pour la faune. Il en fût ainsi de la sécheresse de 2005 qui provoqua une tragique hécatombe.
En 2011 malgré la grande vigilance des associations (Friends of Hwange Trust, Dete Animal Rescue Trust,...) qui interviennent dans le parc, et malgré leur réactivité, les effets combinés d'une vague de chaleur torride en fin de saison sèche et d'un retard de la saison des pluies d'une dizaine de jours, ont provoqué la mort de faim et de soif de centaines d'animaux (70 carcasses d'éléphants trouvées le long des pistes), et donc beaucoup plus sur l'ensemble du parc (voir l'Echo des Mares).
Le partenaire principal du Pic Vert au Zimbabwe est BHEJANE TRUST (BT), association agréée par les autorités du parc, qui œuvre à la conservation du rhinocéros noir et à la défense de la biodiversité dans le parc.
La liste des mares à équiper dans la suite du projet est élaborée avec l'associations partenaire au Zimbabwe (BT), et les autorités du parc. Ces mares sont toutes situées dans le secteur de Sinamatella au nord du parc, ou dans les secteurs adjacents (Robins, Mtoa).

Le Pic Vert vous propose d'adopter ou de co-adopter l'une d'entre- elles

par un don qui contribuera au financement de la pompe solaire qui équipera cette mare. Les mares seront attribuées par ordre de priorité selon le classement suivant, défini par le partenariat. Elle pourront faire l'objet d'un co-parrainage, plusieurs parrains se partageant le coût de l'équipement, et l'une d'entre elles pourrait être dévolue au parrainage des donateurs individuels.

En adoptant une mare vous adopterez tous les animaux qui la fréquentent et qui viennent s'y abreuver quotidiennement, et dont elle est la seule garantie de survie pendant la seconde moitié de la saison sèche lorsque toutes les eaux de surface naturelles ont disparu et alors que la chaleur tropicale est à son comble pour plusieurs mois encore, mortelle trop souvent. Les éléphants, bien sûr, mais aussi les rhinocéros et les lycaons si gravement menacés, les girafes, zèbres, buffles, gnous, et les antilopes (impalas, koudous, hippotragues,...), et les lions, léopards, guépards, hyènes, chacals, et les phacochères, et les singes (babouins et patas), et les petits animaux (civettes, genettes, mangoustes, porc-épics, écureuils, etc..., ainsi qu'une foule de micro-mammifères), bref une majorité des 107 espèces de mammifères présentes dans le parc, sans oublier les espèces non migratrices d'oiseaux parmi les 433 présentes dans le parc. Tous menacés implacablement par l'aridité croissante des saisons sèches de ces régions.

Adoptez une mare au Zimbabwe ! Vos euros n'aurons peut-être jamais été aussi efficients.


Les mare du partenariat Fondation Le Pal Nature - Le Pic Vert

BUMBOOSIE-SOUTH (pompe #1, avril 2011, phase I)

Mare historique. La première a avoir été équipée d'une pompe solaire dans le parc national de Hwange (pompe n°0). Située environ 25 km au sud-ouest du camp de Sinamatella.

Caractéristiques techniques du pompage:
- profondeur du forage : 60 m
- débit journalier requis : 20 m3

Photos: Vue de la mare et éléphants à l'abreuvoir.

mare Bumboosie

éléphants@bumboosie

1 - BAOBAB (pompe #2, avril 2013)

Cette mare est la seconde a avoir été équipée (pompe n°2). Elle est située environ 20 km à l'est du camp de Sinamatella. Les conditions du pompage sont les mêmes que celles de Bumboosie-South.
Caractéristiques techniques du pompage:
- profondeur du forage : 60 m
- débit journalier requis : 20 m3
mare Baobab
Mare Baobab et abreuvoir au 1er plan.

2 - TSHOMPANI (pompe #3, septembre 2014)

Située à 40 km à l'est de sinamatella. Cette mare contribue à bien répartir la faune sur l'ensemble du secteur.
Caractéristiques du pompage:
- profondeur du forage : 70 m
- débit: 20 m3/jour
Inyantue
Mare de Tshompani Dam en saison des pluies.

3 - INYANTUE (pompe #4, mars 2015)

panneaux solaires Inyantue

mare Inyantue

Ce site est le plus éloigné de Sinamatella (environ 50km). Il permet de fixer et de faire prospérer la population animale du secteur. Très précieux pour (antilopes, phacochères, hyènes, etc…) car les éléphants saturent le barrage à 2 km. Caractéristiques du pompage:
- profondeur du forage : 54 m
- débit /jour: 20 m3
photos: panneaux solaires et éléphants à la mare.

4 - DETEEMA (pompe #5, mars 2016)

panneaux solaires Deteema

mare buffles@Deteema

Pompe expérimentale hybride qui fonctionne à l'énergie solaire le jour et au diesel la nuit à la demande.
Cette technique permet de mieux répartir la disponibilité de l'eau pour les éléphants qui viennent surtout le soir.
Le forage est à 1km de la mare. Caractéristiques du pompage:
- profondeur du forage : ** m
- débit /jour: 20 m3
Photos: panneaux solaires et buffles à la mare.

5 - LUKOSI 1 (pompe #6, septembre 2016)

panneaux solaires Lukosi

mare Inyantue

Ce pompage solaire a été financé par les donations individuelles au projet cumulées depuis 2011, donc fruit d'un effort collectif citoyen qui a abouti à ce résultat remarquable: 20000 litres d'eau par jour pour la faune menacée d'Afrique Australe, loin de chez nous, mais qu'il faut sauvegarder.
Caractéristiques du pompage:
- profondeur du forage : 54 m
- débit /jour: 20 m3
photos: panneaux solaires et éléphants à la mare.

6 - MAFA (Lukosi 2, pompe #7, septembre 2017)

panneaux solaires Deteema

Le forage du puits de pompage a été réalisé fin septembre 2017, et un pompage provisoire installé rapidement. Les premiers groupes de zèbres n'ont pas manqué de découvrir le site et de faire passer le mot. La mare est déjà un succès populaire.
Caractéristiques du pompage:
- profondeur du forage : 65 m
- débit : environ 15 m3/jour

7 - TENDELE (pompe #8, octobre 2018)

vue de Tendele

girafe à Tendele

La mare Tendele a été créée dans un site aussi appelé Grassy Depression (dépression herbeuse), zone humide favorable comme son nom l'indique.
Caractéristiques du pompage:
- profondeur du forage : 75 m
- débit /jour: ~15 m3

photos: Vue générale du site et girafe aux abords de la mare.

8 - TSHONTANDA (pompe #9, en cours pour 2019)

... Image à venir ....
Ce site est retenu pour l'installation de la pompe #9 en 2019.

Caractéristiques du pompage:
- profondeur du forage : 65 m
- débit : environ 15 m3/jour

Consulter le rapport de présentation du projet phase II (2011) qui en décrit le détail et le contexte avec de nombreux liens et références.  

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Vous pouvez vous aussi participer à cet effort de solidarité internationale et devenir avec Le Pic Vert parrain/marraine d'une autre mare du parc en contribuant par un don personnel, si modeste soit-il, car chaque euro compte.  
- En donnant 1€ vous permettez à 50 éléphants de boire,
- En donnant 20€ vous abreuvez 1000 éléphants, une meute de lycaons, des impalas, koudous, lions, et peut-être un rhinocéros noir.

Pour chaque don il vous sera adressé un reçu fiscal qui vous permettra de bénéficier d'une réduction d'impôt des deux tiers du montant du don. Ainsi il ne vous en coûtera au final que le tiers de la somme donnée, si vous êtes imposable.

Le Pic Vert se met en quatre pour vous faciliter le don. Vous pouvez donner en deux clics au moyen de votre carte de paiement (VISA ou autre) grâce à PayPal. Cliquez sur le bouton 'Faire un don' de la page du projet sur le site du Pic Vert, puis une fois sur le site de PayPal entrez le montant du don et l'adresse de paiement du Pic Vert paypal@lepicvert.asso.fr et c'est fini.
Pour les adeptes de la tradition nous acceptons aussi les chèques.
Libellez votre chèque à l'ordre de "Le Pic Vert" (notez au dos du chèque "Mares de Hwange"), et adressez le à:
Association Le Pic Vert, 24 Place de la mairie, 38140 Réaumont

L'association Le Pic Vert est agréée pour la protection de l’environnement en Isère au titre de l’article L141-1 du Code de l’Environnement. Elle est membre des Réseaux de Veille Ecologique (ReVE), Patrimoine Naturel (RPN) et Éducation Nature Environnement (RENE) de la FRAPNA Isère.

Le montant collecté en août 2016 depuis le lancement de l'appel à dons le 16 mars 2010, s'élevait à 3900 euros. Une partie des fonds collectés avait déjà été utilisée pour l'équipement en outillage de nos partenaires de Bhejane Trust (ex DART) qui manquait cruellement de moyens techniques sur le terrain. La somme de 500$US avait aussi été affectée à l'augmentation de la capacité de pompage de la mare de Masuma, le plus fréquentée du secteur par les animaux de la brousse, et proche de l'assèchement total pendant la saison sèche 2011.
L'essentiel de ce budget a été utilisé en 2016 pour le financement de la pompe #6 sur la mare de Lukosi.

Vous avez une question ?
contactez-nous

Télécharger le rapport complet de présentation du projet phase II

Nos partenaires sur le terrain
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L'utilité de notre action est illustrée par les conditions climatiques. Depuis plusieurs années la saison sèche au Zimbabwe arrive chaque année un peu plus tard dans une nature totalement asséchée où toutes les ressources en eau de surface et en fourrage pour la faune sauvage sont épuisées depuis des semaines. Cette dérive saisonnière est conforme aux prédictions des climatologues. Le changement climatique fait s'accentuer le contraste saisonnier, s'allonger la saison sèche et diminuer la pluviosité pendant cette saison, et aussi pleuvoir plus pendant la saison des pluies (voir plus haut et rapport GIEC). Et une fois de plus ce sont les pays du Sud qui vont payer le plus lourd tribut à cette évolution que les pays du nord ont engendrée.

Les animaux meurent en masse pendant cette période de l'année. Ce phénomène annuel récurrent existait déjà auparavant, variable selon les années et l'aridité de la saison sèche, mais le changement climatique va le rendre encore plus difficile et dévastateur pour tout le monde animal sous ces latitudes. Et la surpopulation d'éléphants à Hwange contribue à rendre la situation encore plus dramatique.

En 2012 dans le parc national de Hwange, pour la seconde année consécutive, la pluie qui arrive vers le 15 novembre en moyenne, est arrivée en retard d'une dizaine de jour. Ce fût le 26 novembre à Sinamatella et à des dates voisines +/- 2 jours dans les autres secteurs du parc.

Quelques images récentes qui illustrent les résultats de la sécheresse implacable de 2012, prises à la mare de Masuma (crédit photo Steve Long):
eleph_oct12 cadavres_nov2012 nov2011
A gauche: éléphant famélique en octobre 2012, sans doute mort depuis. Au centre et à droite: buffles et éléphanteau morts d'inanition en novembre 2012.


Historique des pompes de la phase II du projet

Pompe #1: mise à jour octobre 2018

La pompe historique du programme, qui fit l'objet de la phase I du programme, et fut la toute première installée dans des conditions où la catastrophe a été évitée de justesse (voir page phase I (2010-2011, archive) ) a connu des péripéties diverses. Elle n'a plus fonctionné pendant une période récente à cause d'une panne du moteur qui était spécifique du fournisseur (entreprise Tenesol, rachetée par SunPower qui a cessé cette activité).
Message de Steve Long du 10/08/2018:
... Enfin cette année nous avons pu remplacer la pompe de Bumboosie-South. Nous n'avions jamais réussi à le faire fonctionner correctement depuis le moment où le moteur Tenesol était tombé en panne, car nous ne pouvions rien obtenir de compatible avec l'onduleur, les panneaux et la pompe. Finalement, nous avons installé un nouveau système complet. Le rendement du forage a chuté d’environ 1000 litres par heure, mais lors de notre dernière visite, il y avait de l’eau dans l’auge, un peu d’eau dans la mare, des éléphants à l'abreuvoir et des oiseaux au bain.

Pompe #2, première étape de la phase II, 2012-2013 :

- Avril 2012 : Accord verbal d'Arnaud Bennet président de la fondation Le Pal Nature pour le financement de la seconde pompe.
- 13 juin 2012 : Approbation par le comité d'administration du Pic Vert de l'achat d'une seconde pompe solaire à l'entreprise Tenesol. Engagement de cette dernière à ne pas renouveler les manquements injustifiables de la première phase. La nouvelle proposition offre pour le même prix un ensemble plus puissant, donc avec des possibilités de débit élargies. Commande de la pompe passée dans la foulée.
- 12 octobre : expédition de l'ensemble de pompage (pompe et panneaux solaires, 640kg sur 3 palettes) depuis l'entreprise Tenesol par fret maritime (route jusqu'à Anvers - navigation jusqu'à Durban - route jusqu'à Bulawayo via Johannesburg).
- Octobre : Notre association partenaire DART devient BHEJANE TRUST. Rien de changé à part le nom. Les acteurs restent les mêmes.
- 6 novembre : Exemption de taxes (TVA, droits de douane) au Zimbabwe accordée. Procédure bien plus rapide que pour la phase I.
- 29 novembre : Le chargement est à Johannesburg, en attente de dédouanement.
- 17 décembre : Chargement dédouané en route vers Bulawayo.
- 23 décembre : Chargement stocké dans les locaux du transitaire en attente d'enlèvement (entreprise fermée jusqu'au 9 janvier).
- 7 janvier : la pompe est dans le hangar de John Brebner (asso WEZ), transportée à Sinamatella plus tard en janvier.
Le site de Inyantue qui avait été choisi au début de cette année pour d'implantation de la pompe #2 a finalement cédé la place à la mare de Baobab qui subit une forte pression des hardes d'éléphants et dont les besoins en eau sont donc énormes. Cette mare était pourvue depuis plusieurs années d'un pompage (très) insuffisant qui sera installé ailleurs.
- 25 mars - 8 avril 2013 : Installation du pompage sur la mare Baobab. Ariane et Michel assurent la direction des opération et la partie délicate des alignements des embases des structures porteuses (BTP !). Le résultat est convaincant. Voir le diaporama de l'installation.
eau dans Baobab - 7 avril 2013, 11h : l'eau pompée coule dans l'abreuvoir de la mare Baobab avec un débit impressionnant de l'ordre de 2 l/s. Baobab sera approvisionnée pendant la saison qui commence et toute la faune locale pourra s'abreuver et la petite zone humide attenante à la mare restera humide et l'écosystème qu'elle héberge restera vivant.

La suite de l'histoire est un peu compliquée, casse-tête cauchemardesque qui a duré 6 mois :
1 ) - La pompe installée en avril sur la mare Baobab (BB) et qui fonctionnait à merveille a été trouvée ensuite arrêtée avec une alarme de surintensité, et cela à plusieurs reprises. Steve pense qu'il en a été ainsi depuis le début. J'en suis moins sûr. Il est apparu que cette disjonction survenait le matin au démarrage de la pompe avec le premier soleil. Lorsqu'on redémarrait la pompe manuellement plus tard dans la journée avec plus de soleil et donc plus de puissance disponible, elle fonctionnait normalement. Mais la disjonction se reproduisait au démarrage le lendemain matin. Il est apparu plus tard à la suite des tests que la défaillance venait de l'onduleur et pas du groupe moteur-pompe.

2) - La pompe n°1 de Bumboosie-South (BS) installée en 2011 était en panne depuis avril (alarme surintensité) avec le connecteur de sortie à changer. A l'origine, probablement un blocage de la pompe dû à l'encrassement du mécanisme. L'ensemble a été démonté et nettoyé mais la pompe remontée ne démarrait pas et affichait bizarrement une alarme de manque d'eau (alors qu'elle est immergée dans au moins 20m). La défaillance était attribuée à l'onduleur car le manque d'eau est détecté soit électriquement - par un capteur dédié - mais cette fonction est désactivée sur nos pompes - soit mécaniquement si la vitesse de rotation de la pompe (dans l'air si l'eau manque) est excessive, hypothèse exclue par l'immersion profonde vérifiée.

Il reste que aucune des deux pompes ne fonctionnait en mai 2013.
Steve a eu la bonne idée de faire un test croisé: il a monté ensemble l'onduleur de BS et la pompe de BB sur la mare de BB. Cet ensemble a tourné parfaitement sans incident depuis lors - fin août - débit nominal 20m3/jour, et en prime abondance de fréquentation, éléphants, antilopes, buffles, zèbres,... .

La conclusion était alors que les éléments défaillants étaient, d'une part l'onduleur de BB (2013, exact), et d'autre part la pompe de BS (2011) mais là on ne voyait pas comment c'était compréhensible (normal car faux, c'était le câblage du connecteur qui était calamiteux, comme ce type de connecteur d'ailleurs, j'en atteste (NDLR).
Steve prendra le temps pendant la saison des pluies de pratiquer des tests électriques sur l'onduleur défaillant pour essayer de faire un diagnostic et peut-être le faire réparer (en coordination avec le technicien SAV de Sunpower) ce qui nous permettrait d'avoir un onduleur de réserve.

Dans ce contexte, un remplacement de l'onduleur défaillant a été négocié avec le fournisseur (TENESOL devenu SUNPOWER) au titre du SAV. Comme l'entreprise a arrêté la commercialisation de cette ligne de produits, des unités d'onduleur étaient disponibles qui ne seraient pas commercialisées. L'accord nous a été donné assez rapidement pour nous fournir un onduleur neuf en SAV sans contre-partie financière.
Un volontaire de Planète-Urgence (merci Claude Hillion, une petite ovation svp) a accepté de transporter le module en bagage jusqu'à Victoria Falls, le 10 octobre 2013 (cadeau d'anniversaire). Il est arrivé en retard de quelques jours (vous prendrez bien encore un peu d'adrénaline) mais il est arrivé. L'équipe de volontaires PU conduite par Steve Long là-bas a ensuite promptement géré l'affaire et réinstallé l'ensemble à Bumboosie-S avec le groupe moteur-pompe d'origine. Après une petite frayeur supplémentaire le ronron de la machine qui démarrait après la temporisation normale a ressuscité l'optimisme et commencé de remplir à nouveau la mare BS.

Le 23 octobre 2012, les deux pompes du partenariat entre l'association Le Pic Vert et la fondation Le Pal Nature sur les mares de Bumboosie-South et Baobab étaient enfin à nouveau en fonction.
La mare de Bumboosie-S était à sec, c'est dire si les 20000 l/jour d'eau pompée ont été utiles utiles jusqu'à l'arrivée de la pluie (après la mi-novembre). Quant à Baobab, la fréquentation a été au plus haut pendant toute la saison comme mentionné plus haut.

Voilà. Nous avons mesuré la difficulté de mettre en œuvre des installations de technologie avancée en pleine brousse. Il y a matière à discussion et à réflexion sur la manière de pallier à ces difficultés qui vont nécessairement survenir à nouveau sous une forme ou sous une autre quand les 6 pompes du projet seront installées. Nous y travaillons et nous en parlerons.

Pompe #3 2013-2014, mare de Tshompani :

Il ne pouvait être question de pompe n°3 tant que les deux unités déjà installées ne tournaient pas en mode de croisière. Cette condition était enfin remplie ce 23 octobre, et l'appel pour le financement de la troisième pompe du projet a été lancé le même jour. Nous avions perdu 6 mois. Il a aussi fallu changer de fournisseur, TENESOL devenu SUNPOWER ayant mis un terme à son activité pompes.

La fondation Le Pal Nature qui a généreusement financé les deux premières pompes, a décidé de nous maintenir sa confiance et de poursuivre l'aventure avec nous en finançant aussi la pompe n°3.

La saison des pluies 2012-2013 avait été particulièrement abondante et la saison sèche qui a suivi relativement clémente. Les pluie en 2013 sont arrivées vers le 15 novembre. Cette année-là la saison sèche a donc été moins dramatique que pour les deux années précédentes, avec une fin de saison exempte des tragédies antérieures.

Cette pompe équipe la mare de Tshompani dont la situation géographique permet de diminuer la pression des éléphants sur les mares déjà équipées de Bumboosie-South et Baobab ainsi que sur les autres mares du secteur (Tshumba, Masuma, ...). L'aquifère de cette mare a la réputation d'avoir un taux de recharge assez faible. L'ensemble sera donc sous surveillance étroite lors de sa mise en route et pendant la prochaine saison.

L'arrivée sur le site de Sinamatella a eu lieu prévu en avril (via Anvers, Durban, Bulawayo), après complétion de la procédure d'exemption de taxes au Zimbabwe. L'installation a finalement eu lieu le 23 septembre par l'équipe de Bhejane Trust, l'auteur de ces legs ayant été empêché de se rendre sur place.

Un don de 500€ a été voté cette année par le comité d'administration du Pic Vert pour aider au financement d'un forage pour l'alimentation en eau d'un parmi trois points d'eau dans le vallon (vlei) de Chamabondo du parc national Zambezi (proche de Hwange) à la restauration duquel l'association partenaire Bhejane Trust contribue, et qui a déjà retrouvé une partie de sa faune.

Calendrier:
- 7 janvier 2014: La pompe#3 du projet Mares de Hwange est commandée auprès de l'entreprise France-Photons qui commercialise les pompes Lorentz. Par chance il existe au Zimbabwe un représentant Lorentz qui installe et assure le SAV de ces pompes. L'affligeante absence de réactivité des représentants Grundfos en France nous a découragés d'examiner cette option au-delà des premiers contacts.
- 21 février 2014 : Expédition du chargement par France-Photons vers Bulawayo au zimbabwe via Anvers et Durban (voie maritime).
- Arrivée prévue à Bulawayo vers le 5 avril.
- Difficulté personnelle qui interdit au titulaire du site (MB) de se rendre sur place à court terme.
- Déroulement normal du projet sur place: réception du matériel, transport sur site, retards divers.
- 23 septembre: la pompe est installée par l'équipe de Bhejane Trust et alimente la mare.

Tshompani Tshompani Tshompani Tshompani Tshompani
Installation de la pompe solaire Le Pal Nature - Le Pic Vert sur la mare artificielle de Tshompani en septembre 2014.

Pompe #4, 2015, mare d'Inyantue :

La fondation Le Pal Nature nous ayant renouvelé sa confiance pour l'équipement d'une autre mare, c'est la mare artificielle de Inyantue à deux-trois heures de piste de Sinamatella qui a été élue pour recevoir cette quatrième pompe.
L'option commerciale pour la pompe n°4 a radicalement changé: nos partenaires de Bhejane Trust qui s'occupent aussi de la restauration du parc national Zambezi près de Victoria Falls, ont expérimenté une entreprise de Harare qui importe, commercialise et installe les pompes Lorentz (la marque de la pompe n°3) et ils en sont très contents et recommandent le recours à cette entreprise. Les avantages pour le projet sont considérables: avantage commercial avec le même appareillage installé sur le site clefs en main, pour un prix appréciablement inférieur à celui de la pompe n°3 achetée en France et exportée. En prime, dispense des procédures administratives d'exportation de France et d'importation au Zimbabwe et d'exemption de taxes dans les deux pays.

L'époque héroïque des premières pompes que nous installions dans des conditions épiques, à la sueur de nos fronts et au fin fond de la brousse torride et fascinante, est probablement révolue. Notre rôle se réduira désormais à assurer la sécurité de ce mode de croisière pour les étapes à venir, soit aux moins 2 pompes supplémentaires. Bon job de retraité. Ainsi va la vie. Au bonheur des éléphants.

Inyantue_1 Inyantue_2 Inyantue_3
Installation de la pompe n°4 sur la mare d'Inyantue (voir carte) en mars 2015.
De gauche à droite, les panneaux solaires, la mare et l'écoulement du pompage, l'abreuvoir (juillet 2015)
Le calendrier d'installation fut donc d'une grande simplicité, et en grand contraste avec les épisodes précédents: 11 mars 2015, installation de la pompe sur site par l'entreprise SolarPower.

Pompe #5, mars 2016, mare de Deteema :

L'étape pompe #4 ayant été couverte avec une belle célérité et en absence de toute complication administrative ou technique en recourant totalement aux ressources locales, nous avons pu aborder rapidement l'étape suivante.
Deteema le site Deteema le site Deteema buffles
site de la pompe de Deteema, mare de Deteema et sa plateforme d'observation, et troupeau de buffles à la mare au cœur de la saison sèche en août 2016
(crédit photo buffles: Ricky Foster).
La fondation Le Pal Nature a approuvé le 8 décembre 2015 la proposition de financement de la pompe #5 dans le parc national de Hwange.
Le site choisi par nos partenaires de Bhejane Trust en concertation avec les écologistes du parc national est la mare de Deteema, déjà envisagée il y a trois ans lors de la définition du programme, mais écartée à l'époque car elle relevait de la responsabilité d'une autre section administrative du parc, le secteur de Robins, avec laquelle nos partenaires ne voulait pas aborder une procédure administrative incertaine. Mais le secteur de Robins justement, devant le succès des pompes du partenariat Le Pic Vert - Fondation Le Pal Nature est devenu demandeur. Cette pompe est en fait une innovation avec une combinaison hybride comprenant une source d'énergie solaire comme les précédentes, mais aussi un moteur diesel qui prend le relai du pompage pour la nuit, ce qui permet de mieux faire face à la demande des éléphants qui s'abreuvent surtout en soirée et une partie de la nuit (oui bien sûr, les moteurs diesels sont polluants…). Une demande dans ce sens avait été formulée de manière réitérée par Steve Long qui déplorait le défaut de synchronisme mentionné et les pertes conséquentes par évaporation. Les techniciens locaux semblent avoir trouvé une solution. Il semble aujourd'hui que le taux de recharge des forage tienne le choc. Steve l'a voulu, le Pic Vert l'a fait !

Pompe #6, mars 2016, mare de Lukosi :

Lukosi 1
Panneaux solaires de la pompe du Pic Vert
à la mare Lukosi.
éléphants Lukosi
Éléphante et son éléphanteau à la mare Lukosi
en novembre 2016
.

Il restait une mare à financer et à mettre en œuvre après Deteema au titre du présent programme. Or au début de l'année 2016 grâce à l'ensemble des dons individuels, le projet était riche d'un budget qui nous permettait d'envisager l'installation de la pompe #6, qui serait donc celle des donateurs individuels. Après les études de terrain et la concertation entre les différents acteurs du projet, c'est un site qui n'était pas une mare naturelle mais dont la topologie se prêtait à la création d'une mare artificielle, qui a été retenu. Ce site jouxte le lit de la rivière Lukosi et portera son nom.
L'installation a été réalisée en octobre 2016 par la même entreprise spécialisée qui avait installé le pompage de la mare Deteema au début de l'année, et avec laquelle une relation commerciale de confiance a été établie compte tenu de l'excellence de son travail et de ses compétences appréciées sur le terrain et de sa réactivité et disponibilité.
Il sera installé sur ce site comme sur les autres un panneau commémoratif de la donation avec la liste inclusive et nominative de tous les donateurs individuels du programme. Nous la mettrons sur cette page dès qu'elle sera prête.

Cette pompe était aussi la dernière du programme de 5 ans décidé en 2011.

Pompe #7, septembre 2017, mare Mafa sur le site Lukosi 2 :

forage Lukosi 2
Forage du puits de pompage sur
le site de Lukosi 2 (mare Mapa).
mare Mafa et panneaux solaires
Vue depuis le drone de la mare Mafa et des panneaux solaires du pompage.

Après le succès qu'a connu le programme au cours duquel 6 pompes solaire ont été installées dans la parc, le partenariat Le Pic Vert - Le Pal Nature a décidé de prolonger ce programme sans en fixer le terme. La faune du parc national de Hwange dans le secteur de Sinamatella est aujourd'hui prospère, et les pompes du partenariat ont joué un rôle déterminant dans cette prospérité.

La pompe #7 améliore la couverture géographique pour l'alimentation en eau du secteur de Sinamatella (voir la carte). La prospection à la recherche d'un site favorable pour cette mare a été facilitée par les éléphants du parc dont les traces convergeaient dans le secteur exploré vers une dépression au creux de laquelle il restait des traces de boue, que les pachydermes venaient creuser pour trouver un peu d'eau.

L'eau souterraine a été localisée à environ 60m par un sourcier local. Le forage du puits a été réalisé en septembre. Une pompe provisoire a été installée en attendant la mise en place du pompage définitif programmé pour fin octobre début novembre par l'entreprise commissionnée.


Pompe #8, octobre 2018, mare Tendele (Grassy Depression):

mare Tendele vue générale
Vue générale du site de la "dépression herbeuse", prise avec le drone financé par la fondation Le Pal Nature. On aperçoit les panneaux solaires et un véhicule de service dans le bas de la photo.

Message de Steve Long du 15 juin 2018 (traduction M. Buénerd, base google):
Cher Michel,
Quelques nouvelles du forage. Nous avons commencé à forer sur le nouveau site mercredi. Ils sont descendus à environ 60 m ce jour-là sans atteindre l'eau.
Hier, ils ont continué et se sont finalement arrêtés à 95 m. Il y avait de l'eau, mais pas assez, alors nous avons décidé de forer ailleurs. En fin de journée, ils étaient à 60 m dans le nouveau forage sans eau du tout. Je ne pouvais pas y aller aujourd'hui, alors Nick y est allé et il vient juste d'annoncer par radio qu'ils atteignaient 2500 litres par heure à 67 m et qu'ils foraient jusqu'à 75 m pour faire un puisard. Entre les deux trous, nous pourrions obtenir 3000 litres par heure, ce qui est une bonne nouvelle - nous sommes tous extrêmement soulagés!
Après avoir passé deux jours sur le site, j'en suis tombé amoureux. L'ambiance des travaux est bruyante et poussiéreuse, alors j'ai fait de longues promenades dans la région. La dépression herbeuse retient encore beaucoup d'eau et il y a beaucoup de petites mares, ainsi que les plus grandes non loin de là (Tshompani et Tendele). Au total, il s’agit d’une zone bien arrosée - et elle le sera encore plus dès que la pompe sera installée !

mare Tendele rivage
Vue de la rive hospitalière de la mare, à l'ombre d'un mopane.
Il n’y a pas encore beaucoup d’animaux dans la région mais ils ne tarderont pas à venir. J'ai vu des éléphants, des duikers et des phacochères, ainsi que des buffles, des zèbres et des hippos. Le vacarme du forage les maintient à l'écart. J'ai aussi prospecté les espèces d'oiseaux et dressé une liste pour l'atlas en cours, mais je n'ai coché que 28 espèces en deux heures, rien de très spécial. Ce qui a vraiment attiré mon attention, ce sont les mopanes ( une espèce d'arbre très commune dans la région, ndlr ). Tout autour de la dépression, la végétation est constituée de taillis de mopanes, et le sol est constitué d'une boue noire typique du milieu, pleine d’empreintes d’éléphants desséchées. Mais il existe également de nombreux "ilots" sablonneux légèrement surélevés, et il semble que chacun d'eux héberge un bosquet de superbes mopanes, de formes assez inhabituelles. Au lieu du tronc usuel en forme de pilier, ils sont très gros à la base - beaucoup plus gros que la normale - et quelques mètres plus haut, ils ont plein de grosses branches. Difficile à décrire, mais j'ai beaucoup aimé chaque bosquet où je suis passé, et j'ai tout de suite pensé «je veux camper ici»! Nick a emmené le drone avec lui aujourd'hui et s'il n'a pas été pas trop occupé avec la surveillance du forage, il devrait avoir quelques photos pour vous. Merci encore à vous ( Le Pic Vert, ndlr ) et à Le Pal.

La pompe solaire de la mare Tendele est entrée en fonctionnement en octobre 2018. Elle fonctionne, à la date de mise à jour de cette page, à la satisfaction de tous, et délivre environ 15000 litres d'eau par jour dans la mare, pour le plus grand bonheur du monde vivant local, à toutes les échelles, des lombrics aux éléphants, en passant par les insectes, les petits rongeurs, les mangoustes, les antilopes, les buffles, gnous, girafes, les lions, léopards, et autres fauves, grands et petits, quelque rhino survivant peut-être, etc..., sans oublier les oiseaux. Soyons fiers d'avoir rendu cela possible.

Pompe #9, prospection en cours sur le site de Tshontanda pour une possible mare Tshontanda en 2019:

Message de Steve Long du 14 décembre 2018;
C'est une super nouvelle (La fondation Le Pal Nature propose de financer une autre pompe, ndlr ). Nous avons certainement d'autres sites qui pourraient nous intéresser - Tshontanda vlei est mon site préféré pour le moment. Notre GPS le situent aux coordonnées UTM: 35K 0455865 7940564 UTM afin que vous puissiez le trouver sur Google Earth. Il est stratégique en ce sens qu’il n’est pas trop près d’autres mares, qu’il est suffisamment profond dans le parc pour ne pas constituer un risque potentiel pour la sécurité, et qu’il est beau, même si ce n’est pas strictement pertinent en terme d'utilité (éco-systémique). Je vais ouvrir la discussion et voir ce que les autorités du parc en pensent. Nous avons un nouvel écologiste ici et il est très impliqué dans tout ce qui se passe, nous avons donc un peu moins de liberté pour faire ce que nous voulons, mais je suis très heureux de travailler dans ces conditions, en échange de la présence d’une personne enthousiaste du côté du parc.

J'ai joint quelques photos récentes de buffles à la mare Baobab en train de boire là-bas. Ils étaient tous debout ou allongés dans la mare quand nous sommes arrivés mais ils sont partis dès que nous avons essayé de nous rapprocher. Celui avec les cornes brisées semble être un sujet à éviter. Nous sommes restés dans la voiture !

buffles@baobab_1 buffles@baobab_2
Troupeau de buffles à la mare Baobab en décembre 2018.


Résumé

Depuis 2011 le partenariat entre Le Pic Vert et la fondation Le Pal Nature a permis d'installer entre 2011 et 2018, 8 pompes solaires qui alimentent 8 mares du parc avec environ 20000 à 30000 litres d'eau par jour pendant les 8 mois de la saison sèche d'avril à novembre, soit environ 5 millions de litres d'eau par pompe et par an, sur un périmètre qui couvre environ 1500 km2, soit approximativement 1/10ème de la superficie du parc national.
Cette ressource en eau permet à toute une population animale de survivre pendant la période difficile de la saison sèche à partir de juillet-août jusqu'à l'arrivée des premières pluies vers la mi novembre en année normale, lorsque les mares naturelles du parc sont toutes totalement asséchées. Cette saison sèche étant de plus en plus en plus sèche et tendant à s'allonger, du fait du changement climatique.

La carte montre la géographie des sites déjà équipés par le partenariat (mise à jour en cours).

carte mares
Distribution géographique des mares du partenariat dans le secteur de Sinamatella du parc national de Hwange avec leurs dates d'installation.

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Projet drone décembre 2016 :

En parallèle sur le projet Mares de Hwange la fondation Le Pal Nature a accepté de financer un nouveau projet envisagé par Bhejane Trust et Le Pic Vert. L'objectif est d'améliorer l'efficacité de l'action de conservation pour la protection du rhinocéros noir sur le terrain, et le suivi des populations et des mouvements de la faune sauvage, et le soutien aux parcs nationaux dans la lutte contre les braconniers d'éléphants. Pour cela le projet prévoit la création d'une unité de suivi de la faune et de surveillance anti braconnage sur le terrain, dont le moyen d'action sera un drone équipé d'une caméra haute résolution. L'instrument sera mis œuvre par un opérateur formé à sa manœuvre et embarqué sur un véhicule de terrain équipé de moyens radios. Cette unité est conçue pour être très réactive et très mobile, et déployée en permanence sur le terrain.

drone
Le drone qui va équiper l'unité de suivi et de surveillance.
l'acquisition et l'exploitation du drone améliorera considérablement l'efficacité des actions de Bhejane Trust sur le terrain. Un tel équipement ouvre des perspectives d’amélioration radicale de nos connaissances sur les populations d'animaux sauvages dans les parcs nationaux de l'Ouest du Zimbabwe (Hwange, Zambezi, Kazuma Pan), en particulier pour le suivi des rhinocéros noirs, espèce en danger critique de disparition (classement UICN). L’équipement permettra une surveillance bien plus efficace de la population résiduelle et permettra d'éviter de trop exposer les gardes du parc à la grande agressivité de ces animaux lorsqu'ils sont approchés.
En outre, cet appareillage fournira une aide précieuse dans la lutte contre le braconnage de l'ivoire des éléphants et des autres espèces dans cette région du Zimbabwe. La réalisation du projet ouvrira une ère nouvelle dans les activités de Bhejane Trust, avec un potentiel élevé de voir en outre de nouvelles perspectives apparaitre avec la mise en œuvre de ce puissant instrument d’exploration.

Aucun établissement public ou association du parc national de Hwange, ni des autres parcs de la région, n’est actuellement équipée d’un tel moyen d’exploration, de prévention, et d’étude. Cette nouvelle collaboration entre la fondation Le Pal Nature, l’association Le Pic Vert, et l’association Bhejane Trust apparait de nouveau comme un partenariat pionnier dont l’action innovante permettra peut-être une avancée majeure dans la protection de l’environnement et de la faune des parcs, comme cela a été le cas avec les pompes solaires du projet "Mares de Hwange" dont nous avons été les initiateurs de la technique dans le parc national de Hwange.

Le projet a été soumis en juillet 2016 et approuvé en septembre. Le drone a été livré à Victoria Falls en janvier 2017.
Depuis, il a été utilisé à titre expérimental pour divers programmes tels que:

- Suivi des nids de vautours et des nichées. Ce projet est en cours pour les vautours à dos blanc (Gyps Africanus).
- Projet Baobab : recensement et suivi de la population de baobabs, durement soumis à la pression des éléphants. Projet en phase d'évaluation.
- Appui au suivi des rhinocéros noirs dans le secteur de Sinamatella (IPZ, Intensive Protection Zone). Mais les rhinos s'effraient du ronronnement du drone autant que de l'odeur des pisteurs.
- Veille contre la reprise des feux de brousse. Fonction qui s'est révélée d'une grande utilité.
- Recherche des braconniers en provenance de Zambie sur les berges Zambèze, et autres cours d'eau.
- Recherche d'autres activités illégales dans le parc (production clandestine de charbon de bois).
- Cartographie de la végétation et lutte contre l'érosion des sols. Projet envisagé pour 2019.

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N'hésitez pas à poursuivre votre soutien financier (facile via PayPal sur le site du Pic Vert), ce projet est un excellent investissement pour la biodiversité, que vous ne regretterez pas.

Accès à la page de la phase I du projet
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zèbres girafe Guépard (DaveDell).jpg lion bateleur éléphant

Mares (haut de page) et animaux du parc (ci-dessus), mission Planète-Urgence , septembre 2009, photos M. Buénerd, sauf guépard (courtesy Dave Dell).